Method Man & Redman à Couleur Café, OFWGKTA (Odd Future Wolf Gang Kill Them All) à Rock Werchter et Wu-Tang Clan aux Ardentes. La cuvée 2011 en matière de concerts hip hop se présente comme un bon millésime. Sachant que Cypress Hill, House of Pain, Ice Cube, Public Enemy sont à l’affiche de Dour, et qu’Eminem est programmé au Pukkelpop le 19 août, le meilleur reste peut-être à venir mes amis.

Bien sûr, une belle brochette de rappeurs ne rime pas forcément avec des concerts de haute facture. J’en ai fait l’amère expérience à plusieurs reprises. Un concert hip hop, c’est tout ou rien. Soit l’artiste est motivé et se défonce pour son public, soit il n’en a rien à foutre et, après un petit détour par la Hollande, il se pointe sur scène dans un état second pour une prestation de 30 minutes. Bon, bien sûr, je grossis le trait, mais c’est pour vous donner une idée.

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Cette année, grâce au Generation Festivals Tour, j’ai la chance d’assister aux plus grands festivals de l’été (et oui, y’a pire comme boulot je sais !). Une excellente opportunité pour me réconcilier avec les concerts hip hop.

Commençons avec le dernier en date, à savoir Wu-Tang Clan aux Ardentes à Liège. Le collectif de Staten Island, véritable icône du rap, a marqué les années 90 avec des albums références comme Enter the Wu-Tang (36 Chambers), Wu-Tang Forever, ou encore The W. Première interrogation : qui de Method Man, RZA, Raekwon, Ghostface, GZA ou autre U-God, aura fait le déplacement jusqu’à la Cité Ardente. Seconde : comme tout groupe de rap qui se respecte, ils vont faire attendre le public, reste à savoir combien de temps. Troisième : dans quel état nos amis vont-ils arriver sur scène, sachant que Maastricht se trouve à seulement 20 minutes.

Ils ont fait le taf !

21h40 à l’Open Air, le public est au rendez-vous. 5, 10, 20, 30 minutes plus tard, le temps de quelques Wu-Tang, Wu-Tang repris en choeur par le public, nos amis débarquent sur scène. Method Man en chef de file, Ghosface Killah, U-God, Masta Killa et Gza, le Wu est presque au complet et je pousse un ‘ouf’ de soulagement, même si j’aurais bien voulu voir Raekwon et RZA, deux valeurs sûres. Le début est chaud avec une bonne ambiance. Le public tente de suivre le rythme malgré le léger chaos qui règne et malgré l'écart de la langue (nos amis ricains ont tendance à oublier que tout le monde ne maitrise pas l'anglais). Les classiques s’enchainent à un rythme élevé : C.R.E.A.M, Triump, Reunited, Wu-Tang Clan Ain'T Nuthing Ta Fuck Wit,… Certains membres du Wu sont en forme à l’image de Method et Ghostface qui se défoncent sur scène.

Wu-Tang Clan : Method Man & Ghostface Killah

Hommage est rendu à ODB avec Shimmy Shimmy Ya et Got Your Money. Ce qui a le don de réveiller la foule, quelque peu endormie suite à de trop longs temps mort entre certains titres.

Au final, nos amis new-yorkais nous ont offert un show d’une heure avec de l’intensité, de l’énergie et un peu de chaos. Bref, ils ont fait le taf comme on dit ! Il aura juste manqué quelque chose pour mettre encore plus le feu.

Wu-Tang Clan - Method Man

 Odd Future, nouveau Big bang rap

Autre concert hip hop auquel j’ai pu assister, le concert du groupe OFWGKTA (pour Odd Future Golf Wang Kill Them All) à Werchter le 30 juin. Considéré comme le digne successeur du Wu-Tang Clan, Odd Future nous vient tout droit de la banlieue paumée de Los Angeles et se compose de 10 rappeurs, la plupart pas encore majeurs. Leur délire, c’est la provoc’ à tout-va, des beats bien lourds, des flows blasés et lents, avec un message volontairement violent. Adorés des ado, haïs par les parents, ils sont aussi drôles, créatifs, innovants, ultra-indépendants et ont déjà mis en ligne gratuitement une douzaine d’albums auto-produits sans compter leurs nombreuses vidéos qui innondent le net.

Nos amis californiens avaient la lourde tâche d’ouvrir cette 37ème édition de Rock Werchter. La tradition est respectée, ils se font attendre un bon quart d’heure malgré un set de 50 minutes. Pour nous faire attendre, leur DJ'ette (Syd Tha Kyd), une jeune fille qui a l’air d’avoir 13 ans, balance des sons. Les voilà qu’ils débarquent enfin : 5 MC’s et une DJ, le dispositif est plutôt cheap. La scène semble trop grande pour eux mais qu’importe. Hodgy Beats est le plus actif sur scène, il balance ses rimes avec punch dans un imper digne du lieutenant Columbo.

Tylor The Creator

Quelques minutes plus tard, Tyler The Creator, le leader du crew, fait son entrée….en chaise roulante avec un plâtre et une jolie cagoule rose lignée sur le visage. Mis à part quelques bras levés et de jeunes fans du groupe surexcités, le public reste sceptique. On sent une sorte d’incompréhension. L’ambiance ne décolle pas vraiment malgré la débauche d’énergie et les Kill people, Burn Shit, Fuck The Police ! Le groupe californien se paye même le luxe de quitter la scène 10 minutes avant la fin.

Leur prestation en elle-même n’était pas mauvaise mais était-il judicieux de programmer OFWGKTA sur la Main Stage en ouverture. Vu la réaction du public, aucun doute, NON. La plaine de Werchter était clairement trop vaste pour ce jeune groupe. Sur la Marquee, l’ambiance aurait été différente. À revoir donc !

Explosion & sabotage à Couleur Café

Le 1er concert hip hop de cette longue série s'est déroulé le vendredi 24 juin à Couleur Café avec deux légendes : Method Man & Redman. Après une assiette bien garnie gracieusement offerte par mon ami/traiteur Kamilou, un mojito et l'excellent concert de Janelle Monae, me voilà prêt à subir la fougue de nos deux ricains.

La tente Univers est pleine à craquer. Les gens se frottent, se bousculent, crient, et commencent à bouger sur les sons que nous balancent le dj qui connait ses classiques : de Mobb Deep à Tupac, en passant par Lost Boys et Cypress Hill, à mesure que les tubes s’enchainent, la température augmente. 10, 20, 30 minutes, nos deux amis se font attendre (la tradition je vous dis !). Ils sont peut-être coincés dans un Coffee-shop au pays du Gouda. Ça ne serait pas la première fois.

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Finalement, ils débarquent sur scène, en furie, capuchon collée au crâne pour Redman, training old school rouge pour Method. Le public est chaud, bouillant même. Wassup Brussels, la communion avec les festivaliers se passe à merveille. Ils veulent des Yeaaaahh et Héhoooo, le public belge leur en donne à foison. Les deux artistes sont visiblement surpris de cet accueil. Sur scène, ils s’éclatent, ça se voit, Redman dandine comme un fou, Method fait des allers-retours vers les spectateurs. Nos deux ricains sont aux anges.

Côté musique, on plonge dans les années 90, avec des titres du Wu-Tang (dont fait partie Method) et les meilleurs morceaux de notre duo magique. Le choix est vaste et de qualité : On a aussi droit à un duel de dj’s qui verra un des deux mixer avec ses pieds ! La fin est à l’image du show, explosif ! En interprétant Blackout et Da Rockwilder, le public devient dingue !

Loin d'être rassasié, la foule en redemande. Mais visiblement les organisateurs ne l’entendent pas de cette oreille. Alors que Method et Redman sont sur le point de revenir, le son des baffles baisse soudainement. S’ensuit un étrange manège durant lequel les dj’s et les rappeurs se regardent, puis ils décident de tout stopper. Apparement, ils ne peuvent plus continuer. Sabotage ? On dirait bien, même si les 30 minutes de retard ont sans doute joué un rôle. Mais bon, pour remercier le public, Method Man saute dans la foule et se laisse porter par des spectateurs. S’ensuit une grosse salve d’applaudissements. Tout simplement mémorable !


15:22 Écrit par Martin Rotsaert dans Articles, Couleur Café, Festivals, Les Ardentes, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |

tumblr_llgi46fGOH1qgsaea.jpgLe groupe de Mike Ness, avec ses plus de 30 ans de carrière, est habitué des grandes scènes comme celle de Rock Werchter. Si ça ne tenait qu'à moi, je les aurais fait jouer vers 20h ! Mais voilà, il est 14h20 et le groupe monte sur scène. Un set malgré tout en demi-teinte pour moi car je m'attendais à un show plus punchy, plus rageur, plus punk en soi. Ajouté au fait que la voix de Ness n'était pas suffisamment audible, le show aurait pu être mieux monté. Evidemment cela n'enlève rien au talent des musiciens qui, ont malgré tout, clairement assuré.

16:31 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

all_time_low_2.jpgAutant le dire tout de suite, si j'ai été voir All Time Low, c'était pour avoir une place de choix pour Social Distortion. Pour faire simple (et c'est dur de faire compliqué avec eux), ce sont des Américains, d'une vingtaine d'années qui font du pop rock. Ils ont le même son que des Panic at the Disco, des Hoobastank, des Busted et j'en passe et des (pas) meilleurs. De la musique à peine recherchée, un jeu de scène pour émoustiller leur public dont la moyenne d'âge avoisine les 14 ans et donc la très grande majorité est féminine. A part ça, ce fût un show très calibré, bien rodé, mais qui tombe dans les lieux communs des différents groupes cités plus haut. En gros, vous n'avez rien manqué.

16:02 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |

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A à peine 22 ans, la jeune louvaniste jouait à domicile. Sanne, de son vrai prénom, s'est faite ovationnée par la foule amassée dans le Marquee ainsi que par les gens qui suivaient le concert sur l'écran géant de l'esplanade. En nous offrant un show dans lequel elle nous montre toute sa sensibilité que l'on ressentait déjà dans ses EP et album, elle s'est quasiment hissé au rang d'héroïne de notre génération et de la foule des festivaliers habitués de Rock Werchter. Sa voix, cristalline et tellement flexible, est digne des plus grandes de la chanson et je lui souhaite tout le meilleur pour sa carrière. Son charme envoûte la foule et sa timidité de plus en plus assumée lui permet de se libérer des peurs de la scène et conquérir les derniers indécis. 

Sur scène, elle était accompagné de 4 musiciens talentueux mais hélas aucun cuivre :( peut être pour la prochaine tournée s'offrira-t-elle les services d'une vrai section cuivre et plus d'une simple boîte à rythmes et d'un clavier MIDI. A bon entendeur ... ;) 

21:39 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

7182-bruno-mars.jpgIl a failli m'avoir ! J'allais assisté à ce concert par simple curiosité mais il avait beaucoup d'ingrédients pour que ca prenne avec moi : une simplicité, une gentillesse, un partage avec le public qui sont la base d'une emphase artiste-public. Bruno arrive à mélanger soul et reggae avec une pop légère et proche de ce que un certain "King of the Pop" faisait (je tiens à préciser tout de suite que je ne le compare absolument pas à Michael Jackson mais on sent clairement chez Bruno Mars une inspiration de MJ). 

Sur scène, il est accompagné d'une section cuivre très rythmée qui ajoutent des sonorités ska et jazz. Si je devais lui trouver d'autres inspirations, je penserais directement aux Blues Brothers car son jeu de scène avec ses musiciens et les chorégraphies qu'ils réalisent sont assez fidèles à ce qu'on a pu voir dans les films sur Jake et Elwood Blues. Je parle ci-dessus de Michael Jackson, Bruno Mars et son band nous ont offert une version de "Dirty Diana" qui, en tant que très grand fan de MJ, m'a filé des frissons. Qu'il ait failli m'avoir ou qu'il m'ait eu, j'irai écouté ce qu'il a fait et je ne le classerai plus dans la catégorie des chanteurs à minettes !

17:55 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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Le tryo gantois des Subs bénéficie déjà d'un énorme capital sympathie à Werchter alors je vous laisse imaginer l'ambiance qu'il y avait quand les musiciens sont arrivés sur scène, l'un vêtu d'une toge blanche, le second d'une toge noire et le 3ème habillé d'un pull et d'un jeans noir d'un côté et blanc de l'autre.

Les musiciens se mettent en place, le "blanc" enfile la sangle de sa keytar, le "noir" celle d'une sorte de boite à rythmes faite maison, couverte d'une trentaine de gros boutons qu'il frappe du poing pour donner les basses du premier morceau.

Le concert est réellement du feu de Dieu, les musiciens, peinturlurés de blanc et de noir sautent dans tous les sens alors que le public fait de même. Le groupe a réellement donné là, un de leurs meilleurs concerts. 

A mi-concert, alors que le "blanc" avait déjà escaladé les échafaudages longeant la scène, on ne pensait pas qu'il puisse faire pire/mieux dans le sens de la participation du public mais il a tout de même décidé de se jeter dans la foule avec une bouteille d'Absolut Vodka bien fraîche. Je tiens à dire que ça faisait du bien de boire un coup pendant un tel show. Par ailleurs, le fait de se faire offrir de l'alcool ou ne fut-ce que quelque chose par un artiste qu'on va voir en concert, ça c'est du pur bonheur et c'est un bon moyen pour un artiste de se faire apprécier.

Les Subs nous ont même -encore- offert une petite surprise de fin ! Alors qu'on ne pouvait rien espérer de plus de leur part, le fameux Party Harders, à qui l'ont doit le fameux duo (avec les Subs) The Pope of Dope, débarque sur scène et, grâce à des câbles, s'envole dans le Marquee et virvolte au dessus de nos têtes en chantant le fameux titre. Les Subs, l'accompagnant depuis la scène, descendent alors dans la fosse et invite une quinzaine de spectateurs à venir danser sur scène alors que l'autre Party Harders, déguisé en "Pope of Dope" genre de St-Nicolas déluré survole toujours le public au risque de perdre sa mitre.

Que dire de plus si ce n'est que ce concert fût réellement un très très très grand moment passé ici à Werchter !

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14:13 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

168940_10150098791923826_8298733825_6166056_2518289_n.jpgAu départ, je ne comptais pas aller voir ce groupe mais j'ai bien fait d'y aller ! Le groupe belge nous a offert un spectacle digne des plus grands de la scène rock-electro. Décorée de triangles et de pyramides en néon tel les Daft Punk l'aurait fait. SQuand le groupe commence son set sous la Pyramid Marquee, le public est déjà survolté et prêt à en découdre. Le concert prend une intensité exceptionnelle et les pogos se lancent et sont à la hauteur des espérances du public en folie qui sait pertinnement que tout ceci n'est qu'un échauffement pour le concert d'après : les Subs !

13:37 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Arctic+Monkeys.jpgLe groupe vient cette année à Rock Werchter avec de nouvelles choses à défendre : une nouvelle sonorité qu'ils ont pris avec leurs derniers albums. Je ne connaissais que le premier album et je l'aimais bien, les 3 autres par contre ... je ne peux pas en dire autant. Ce que j'adorais dans le premier album, c'était son "état brut", comme si l'album avait été enregistré dans la cave ou le garage où ils répétaient. En plus, un titre d'album comme Whatever people say I am, that's what I'm not, on attendrait du lourd tout du long de leur carrière ... Mais donc voilà pour faire court, je n'apprécie pas autant les 3 derniers albums que leur premier. En ce qui concerne le live et les morceaux du 1er album qu'ils ont joué ici à Werchter, mission accomplie.

12:31 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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Le groupe anversois a mis le feu à la plaine de Werchter en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Ruben Block et ses acolytes nous ont offert un show pas croyable, une présence scénique indéniable pour tous les membres du groupe et un jeu de scène du chanteur-guitariste à faire pâlir. Ruben Block, dont le charisme est inébranlable, se trémousse sur scène et nous fait, par son jeu de scène et sa voix unique, vibrer et entrer en communion avec lui. Je dois avouer que je ne connaissais le groupe que de nom et de photos que j'avais vu ça et là, mais le spectacle qu'ils ont fourni aujourd'hui est absolument unique.

Voici un groupe que je conseille vivement à tous les fans de hard-rock classique et de blues-rock.

17:57 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Beady-Eye-David-Baird-0551.jpgPour ceux qui ne le savent pas, Beady Eye est en fait Oasis sans Noel Gallagher, guitariste et frère de Liam, le chanteur. Le groupe s'est "formé" suite aux événements de Rock en Seine, le 28 août 2009. Liam s'était confié, lors de la sortie de l'album Different gear still speeding aux journalistes du magasine Rolling Stone. Pour lui, l'ambiance et l'esprit de travail du groupe n'avait pas changé d'un poil entre avant et après les adieux de Noel. Une chose est sûre pour moi : ils ne devraient pas renié ce qu'ils ont fait avant Beady Eye. J'avais lu une critique de leur concert à l'AB le 22 mars dernier où le journaliste écrivait que le groupe servait le minimum salarial : ils jouent les titres de l'album et puis basta. C'est exactement ce qu'ils ont fait ici aussi : A peine 2 mots toutes les 3 ou 4 chansons, des "Thank you" qui sortent comme des "Fuck you", un style propre à Liam Gallagher mais qui n'est en soi pas très plaisant à recevoir. Tout ce qu'on m'avait dit s'est avéré, je n'ai donc pas de quoi être déçu. Quoique ...

13:56 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |