dour,aaron,tokyo,ska,paradise,public,enemy,gaetan,rousselHier, pour son troisième jour, le festival de Dour ce sera transformé en véritable marais en l’espace d’une après-midi. Des cordes tombent du ciel dans une sorte d’apocalypse reléguant le moral des festivaliers au plus bas. On glisse sur la boue de droite à gauche emmitouflé dans un sac plastique gentiment donné par certains sponsors. Les mines se fatiguent face à la météo, les vêtements s’alourdissent et la Last Arena, seule scène à ne pas être couverte, se retrouve rapidement vidée de son public. La boue est désormais présente sur tout le Site de La Machine à Feu et l’on navigue entre les scènes sans réelle autre motivation que celle de s’abriter au plus vite. On aura pourtant pu écouter une très bonne prestation de Fool’s Gold qui ensoleillera quelque peu La Petite Maison Dans La Prairie de ses rythmes africains enjoués et de son énergie contagieuse, emmenant le public dans une douce euphorie. Le groupe californien aura défendu au mieux son premier album tout en laissant dévoiler quelques nouveaux titres. Une afro-pop rehaussée d’un saxophone à point et d’un son très Vampire Weekend que l’on gardera en tête une partie de la soirée.

On se retrouvera ensuite dans une Club Circuit Marquee jonchée d’immenses flaques  pour une prestation de Saul Williams beaucoup plus rock qu’à l’accoutumée lorgnant plus du coté de Tv On The Radio que du slam auquel il nous avait accoutumé il y a quelques années.

On naviguera ensuite entre la prestation d’Horace Andy qui réchauffera nos cœurs et celle d’IAMX terriblement pataude. On écourtera finalement notre soirée après le concert de Suede sur la Last Arena, qui nous offrira un joli spectacle tout en passion sans arriver pourtant à totalement nous convaincre. Suede a, sans doute, fait son temps et, outre la nostalgie d’entendre leurs quelques titres forts, le groupe semble définitivement d’une autre époque.

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Nos corps humides nous ordonnent de rentrer au camping. On quittera donc les lieux avec une certaine amertume, celle de ne pas avoir pu profiter totalement de cette journée au programme pourtant alléchant. Demain sera sans doute meilleur puisque les excellents Metronomy nous égailleront de leur présence et, cette fois, peu importe le temps, ce sera l’English Riviera sur Dour Festival.

21:02 Écrit par Julien Gaspart dans Articles, Dour, En direct, Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

dour,aaron,tokyo,ska,paradise,public,enemy,gaetan,rousselPour ce deuxième jour, les festivaliers de Dour se seront réveillés sous un soleil resplendissant, surréalisme à la belge après un jeudi humide et froid. La température venait de grimper pour offrir une superbe journée où l’on allait croiser le retour de Pulp.

Mais avant cela, on entamera ce vendredi dourois en se baladant entre les Two Gallants sympathiques sous la Club Circuit et les énergiques français de Jamaïca sous le Dance Hall, deux concerts qui ne resteront cependant pas dans nos mémoires. On s’offrira une tranche de Syd Matters dans la Petite Maison Dans La Prairie où on les trouvera toujours aussi doués et convaincants, bien que moins adaptés à "l’ambiance festival" que quand ils doivent défendre leurs morceaux en salle. Un chouette moment malgré tout. On profitera ensuite de la plaine et de ses joyeusetés, entre rayons de soleil, Das Pop, bières fraiches et Stupéflip, un joyeux cocktail qui nous rappellera que c’est aussi ça l’ambiance festival; se balader dans les allées, croiser les sourires des autres festivaliers, profiter du soleil et se laisser porter.

On retombera les pieds sur terre avec le show ultra énergique (peut-être trop) des Klaxons qui enverrons du bois dès les premières secondes après une intro Rondo Venizianienne, les anglais enverrons leurs tubes comme si leur vie en dépendait, offrant une jolie liesse au public, même si l’on ne pourra s’empêcher d’avoir un arrière goût dans la bouche tant leur tubes nous semblent déjà un peu passés. La nu-rave fluorescente aura donc déteint en quelques années, ne restent que l’énergie et la rapidité pour faire lever les bras au ciel.

On quittera  les Klaxons un peu avant la fin du show car, ce soir, nous avions rendez-vous avec Jarvis Cocker, sans doute un des rendez-vous les plus attendus du festival tant Pulp fait figure de groupe culte pour tous les gosses des nineties. Le groupe débarque en véritable star et soignera son show visuel tout au long du spectacle. On commencera par un "Do you Remember The First Time ?" et l’on continuera tout au long du concert par une série de tubes, "Babies", "Disco 2000", "Underwear"… Le groupe joue clairement sur la nostalgie et le passé mais le fera à la perfection. Jarvis assure le spectacle en dandy dansant et l’on tient là un véritable show calculé au millimètre, efficace mais manquant parfois un peu d’humanité. Pulp nous quittera sur un "Common People" scandé par un public bouillonnant et ravi d’avoir assisté à l’un des très bons concerts  de la reformation du groupe. Ce vendredi soir à Dour, Pulp était donc très grand !
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Après cela, on assistera à notre deuxième grosse claque du festival grâce à la folie punk des Montréalais de Duchess Says, qui nous offriront un math-rock aux accents punk sympathiques mais surtout un show dantesque orchestré par une chanteuse passant plus de temps dans le public que sur la scène.

On terminera notre nuit avec Rusko sous un chapiteau De Balzaal bondé et un dubstep parfois un peu putassier mais toujours aussi fédérateur, le son de la jeunesse de 2011, sans aucun doute !

20:44 Écrit par Julien Gaspart dans Articles, Dour, En direct, Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

dour,jeudi,misteur,valaire,cypress,hill,charles,bradley,bony,king,nowhereDour, c’est parti! On commencera le festival sous un ciel automnal digne d’un mois d’octobre.  Première éclaircie dans cette journée envahie de pluie et de musique, Great Mountain Fire. Le groupe belge sonne comme une parfaite entrée en matière et le public ne s’y est pas trompé puisque le Dance Hall sera rempli alors qu’il est à peine 15h. Les Bruxellois sont de tous les festivals cet été et leur cote de popularité ne cesse de grimper. Leur show sera efficace, sautillant et percussif; nous gratifiant même d’une jolie reprise de Devo.

La suite se fera sur la Last Arena avec la folie douce des Québécois de Misteur Valaire, entre électro foutraque, jazz et hip-hop. Un ovni musical offrant un spectacle décalé au second degré allant même jusqu’à sampler « Que je t’aime » de Johnny. Entre deux averses, on se dirige de nouveau vers le Dance Hall où l’on ne pouvait rater, sous aucun prétexte, Charles Bradley, soulman classieux de 63 ans, débarquant sur scène après 10 minutes instrumentales jouées par son band; excellente façon de faire monter la pression et d’accueillir Monsieur Bradley comme une star. Costar blanc à paillettes, chemise noire, dance funky et voix surnaturelle, digne des plus grands chanteurs de soul, James Brown en première ligne. Cinquante minutes de show qui alterneront danse du bassin, lancé de micro et grand écart funky. L’homme nous offrira une soul attitude parfaite, faite d’histoires d’amour et de ruptures, de déclarations et de bisous au public, une classe et une présence scénique dignes des plus grands. Monsieur Bradley, vous êtes notre premier coup de cœur Dourois!

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Suite à cette superbe prestation, on s’offrira une pause bien méritée avant de revenir le ventre plein et frais comme aux premières heures pour la prestation de Foals dans la Club Circuit Marquee, qui aura, comme on s’y attendait, offert un concert tout bonnement dantesque, alternant ambiance sombre et montées épileptiques. Le groupe nous aura prouvé qu’en live, il tutoie les plus grands de l’indie rock.

Alors que Cypress Hill déroule ses punchlines assassines sur la scène principale, on se dirigera au fond du site dans la Magic Soundsystem où les Français de Tahiti 80 offriront un concert intimiste à une petite centaine de personnes, une classe toute française faite d'une pop sucrée diablement efficace. Un show qui nous donnera le sourire aux lèvres comme celui d’I’m From Barcelona (reporté sur la grande scène après Cypress Hill) qui suivra !

On laissera Laurent Garnier assurer la fin de soirée et on quittera le site vers 3h du matin, après avoir profité de ses montées techno toujours aussi efficaces.

20:46 Écrit par Julien Gaspart dans Articles, Dour, En direct, Festivals | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |

 

ardentes,liege,ayo,selah,sue,snoop,dog,limp,bizkit,ozark,henry,katerine,wu-tang-clanBon, j’écrivais hier avoir sagement attendu dans l’Open Air que l’énergie électrisante de Triggerfinger me titille les tympans, mais ce n’était évidemment qu’un doux euphémisme. Une semaine à peine après leur concert à Werchter dont le blog des festivals parlait ici, Ruben Block et ses compères Mario Goossens (batterie) et Paul Van Bruystegem  ont encore envoyé du gros son sur la plaine des Ardentes. Il faut dire que l’énergie et la présence scénique de cette bande d’anversois est aussi énorme que communicative. Malgré certaines distos pas très bien maîtrisées (beaucoup trop fortes ?) en fin de set, le public liégeois est conquis. On notera au passage le message du groupe au public en français et en néerlandais : On est jamais que des Européens !

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Quelque peu refroidi par les premières expériences de la journée au HF6, je décide que je n’y retournerai que pour Stromae… et il me reste donc une petite heure pour partir à la chasse à la petite photo sympa avant d’affronter le fils du mythe, le rejeton de la légende, la descendance divine : Ziggy Marley. Sauf qu’entre-temps, j’ai eu une chouette idée d’expérimentation, que je décide de mettre en pratique : et si j’utilisais le pied de mon appareil photo comme une perche pour prendre des photos depuis super haut ? Ni une ni deux : pied, télécommande (oui, garder son doigt sur le déclencheur à 3m de haut n’est pas évident), et en avant pour le shooting. Le tout sur fond d’un reggae dynamique, se rapprochant parfois à la limite du ska, écouté d’une oreille charmée mais quelque peu distraite.

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Et puis il faut bien, à un moment ou à un autre, se décider à coucher toutes ces impressions et ces moments de musique sur la toile… J’ai donc été m’isoler quelques dizaines de minutes pour vous conter mes impressions de ce début de journée (voir le billet précédent), tout en faisant une croix sur Cocoon et sur une bonne partie de Selah Sue, dont je ne vous ramène donc que des photos, et le témoignage d’un public survolté, qui avec force cris et encouragement, est parvenu à faire revenir l’artiste louvaniste sur scène pour un dernier « ragga-medley » de clôture. Je laisserai donc à Aurélie le soin d’apporter son regard plus expert sur le fond.

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Restait donc Stromae et Ayo à voir (on avait fait une croix sur Kelis d’entrée de jeu… Il y en a qui bossent le vendredi, et quitter Liège à 2h30 du matin pour refaire la route vers Bruxelles aurait sérieusement multiplié les risques de piquer un roupillon en plein milieu de la E40, ce qui reste tout de même relativement dangereux. Et en parlant de Stromae, que je voyais en concert, ce fut une très agréable surprise. Tout d’abord, une fois le HF6 comble (et archicomble…), le son ne posait plus le moindre problème, et la foule était d’emblée acquise à la cause du maestro.

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En début de concert, sur Peace or Violence, la batterie de mon appareil photo passe l’arme à gauche après s’être furieusement battue pendant toute la journée. Et comme tout photographe amateur qui se respecte, je n’ai pas 5 batteries de rechange à ma ceinture. C’en donc est fini pour ce soir. Voyons le positif, ça me laisse également l’esprit totalement libre pour apprécier la performance de Stromae, sa présence scénique et le contact qu’il parvient à établir avec son public bouillonnant. Les morceaux s’enchaînent, de Je Cours à Dodo en passant par House’llelujah, et on frise l’apoplexie sur la leçon n°8. Après les synthés et une première percu de Alors On Danse, le public est bouillant, et ce petit professeur sadique au nœud papillon laisse savamment retomber l’excitation avant d’en rajouter une brouette avec le sax. Et quand ça s’arrête plus… ça s’arrête encore. Puis ça repart et ça décolle, jusqu’à la lie ! Chaleur, fusion, incandescence : le Haut Fourneau 6 méritait bien son nom ce jeudi soir !

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C’est alors que l’esprit d’Arno, qui s’était déjà manifesté plus tôt dans la journée, revint planer sur les bords de Meuse. Après une brève introduction en français et en néerlandais, Stromae entame un Putain Putain tuné comme une Seat Ibiza, mais qui nous rappelle à tous une nouvelle fois que, putain, putain, c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des européens. J’apprendrai sur la route du retour que les nationalistes flamands ont plongé en ce jeudi 7 juillet le pays dans une incertitude politique encore un peu plus profonde, si cela était encore possible. De House’llelujah à Putain, Putain, le message fait du bien aux oreilles de ceux qui pensent que la vie ne devrait pas connaître les frontières et que la pensée unique peut bien aller se faire foutre. La Belgique crève, mais les belges sont toujours (un peu) là, et les groupes néerlandophones autant que les adresses au public dans la langue de Vondel sont toujours admises à Liège comme ailleurs. Comme un écho au titre d’un certain album du Liégeois Pierre Kroll  : Alors on Danse ?

17:11 Écrit par Stany Massart dans Articles, En direct, Les Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

ardentes,liege,ayo,selah,sue,snoop,dog,limp,bizkit,ozark,henry,katerine,wu-tang-clanIl est 13h et le soleil réchauffe Bruxelles quand nous embarquons pour une nouvelle Orgie musicale : Les Ardentes, c'est parti ! En ce premier jour de festival, l'équipe est composée d'Aurélie, qui enchaîne après Couleur Café (et avant Esperanzah!). En arrivant à Liège, on se dit qu'ils auraient mieux fait de faire ça dans la capitale, car les nuages sont quelque peu menaçants, et on se dit qu'on va peut-être bien se prendre une bonne grosse averse sur la tronche avant la fin de l'après-midi. Mais qu'à cela ne tienne, il en faut beaucoup plus pour décourager l'équipe du blog des festivals ! Témoignant d'un manque total de considération pour les artistes programmés dès potron minet, nous arrivons tranquillement pour le concert de Braids peu avant 15h, et on se dit que les pauvres Fusty Delights et Sinus Georges ont vraiment du jouer pour leur ingé son. Le liégeois n'est pas particulièrement matinal, et le HF6 à moitié... euuh, non, au 29/32ième vide est un peu tristounet en ce début de festival. Je ne suis peut-être pas encore dans l'ambiance, et mes oreilles se remettent à peine des décibels de Werchter, mais le son me paraît incroyablement fort. Je n'ai pas encore eu droit à mes traditionnels bouchons d'oreilles, et ça frappe dur sur les tympans.

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La musique de Braids est pourtant assez mélodieuse.Comme c'est souvent (toujours ?) le cas aux premières lueurs de l'aube, on rencontre des groupes inconnus au bataillon, et c'est valable pour moi et BRAIDS. Hop, un petit tour sur Wikipedia m'apprend qu'ils viennent du Canada,qu'ils sont basés à Montréal, mais viennent de l'Alberta. Déception, je suis donc de la revue pour ce qui est du savoureux accent d'outre atlantique. Ceux-là ne pètent pas un mot de Français, si ce n'est un "Nouws zommes BRAIDS". On salue l'effort ! Question musique, la définition n'en aidera que très peu d'entre vous : Art Rock - Experimental Rock - Shoegaze (??) - Post Rock. Il s'agit en effet de rock, de facture assez correcte, et soutenu par la voix cristalline de Raphaelle Standell-Preston. Malgré une très belle voix, l'abus (sévère par moments...) de reverb gâche quelque peu une pureté et un naturel que l'on sent pourtant tout prêt à éclore.

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Attention, cet avis vaut ce qu'il vaut - c'est à dire pas grand chose, et il faudrait vraiment les voir dans un environnement acoustique un peu plus "normal" pour pouvoir juger de leur performance réel. Dans cette tente-chapiteau vide au sol bétonné, avec le volume au max et sans bouchons d'oreilles, je pense qu'on aurait pu traiter Mika d'anarcho-punk au son beaucoup trop trash !

Ce que j'aime bien aux Ardentes (outre l'atmosphère nettement plus "intimiste" que ce qu'on peut trouver à Werchter ou à Pukkelpop par exemple, c'est qu'à quelques minutes près (nécessaires à se transporter du HF6 à l'Open Air), on peut voir chaque concert en entier. Peu avant la fin de la performance de Braids, en route donc pour notre premier concert à l'Open Air avec Lily Wood & The Prick.

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J'avais eu le plaisir de faire sa connaissance à l'occasion des Nuits Botaniques en mai où elle officiait en (seconde) première partie de Yodelice, mais son set m'avait laissé un goût de trop peu et de trop sage dans un Cirque Royal attendant avec impatience monsieur Nucci. Et ce coup-ci, je n'ai pas été déçu ! Dans le calme de ce début d'après-midi, les petits frenchies ont su prendre le public par la main et les emmener sur la route de l'excitation et du plaisir musical. De quoi entrer du bon pied dans ces Ardentes 2011 !

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Revitalisés par cette bonne dose de fraîcheur pop-rock, nous nous empressons de ne pas aller découvrir Connan Mockasin, qui s'est fait lâchement remplacer par Pale Grey. Tiens tiens, le monde est petit... Ces liégeois-là étaient juste avant Lilly Wood and The Prick aux Nuits Bota, et je vais pouvoir les rater une deuxième fois en autant de mois, pour leur préférer une grosse demie-heure de papote et de détente sous le soleil entre-temps revenu nous inonder de ses rayons.

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Parce qu'un festival, c'est aussi ces moments de plaisir relax, à savourer une petite mousse, lascicvement vautrés devant le soundcheck de l'artiste suivant. Sur les bords de Meuse se jeudi, l'ambiance est aux tongues et aux cervoises bien fraîaches, et nous délaisserons donc assez facilement le désir d'exhaustivité qui avait pu nous animer au départ !

Bon, en même temps, on a pas attendu trois heure non plus. À 17h pétantes, Herman Dune fait son entrée sur scène. C'est pour moi à nouveau une découverte, et une plutôt très bonne, pour le coup ! Étalant un rock tranquille et quelque peu nonchalant tout à fait adapté aux circonstances. Sans artifices, originale et authentique, la musique de Herman Dune m'a bien bien emballé. Comme quoi, le monde appartient à ceux qui se lèvent avant le coucher du soleil !

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Emportés dans un bel élan de candeur, nous nous pressons donc ensuite pour ne pas rater les débuts de Is Tropical. Décidémment, le son du HF6 ne me convient pas du tout. Même généreusement pourvu par de jolies bénévoles de bouchons d'oreille tout neufs, j'entre à peine sous le chapiteau que je me sens déjà totalement agressé.

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Bon... 3 minutes, 12 secondes et 15 photos plus tard, je ressors en courant pour aller attendre que l'énergie électrisante de Triggerfinger me titille les tympans. Mais là, j'ai plus le temps d'écrire... Selah Sue est déjà sur scène et je suis en train de louper ça. La suite et les photos [EDIT : ça, c'est fait...] dès que je peux !

22:10 Écrit par Stany Massart dans Articles, En direct, Festivals, Les Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

tumblr_llgi46fGOH1qgsaea.jpgLe groupe de Mike Ness, avec ses plus de 30 ans de carrière, est habitué des grandes scènes comme celle de Rock Werchter. Si ça ne tenait qu'à moi, je les aurais fait jouer vers 20h ! Mais voilà, il est 14h20 et le groupe monte sur scène. Un set malgré tout en demi-teinte pour moi car je m'attendais à un show plus punchy, plus rageur, plus punk en soi. Ajouté au fait que la voix de Ness n'était pas suffisamment audible, le show aurait pu être mieux monté. Evidemment cela n'enlève rien au talent des musiciens qui, ont malgré tout, clairement assuré.

16:31 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

all_time_low_2.jpgAutant le dire tout de suite, si j'ai été voir All Time Low, c'était pour avoir une place de choix pour Social Distortion. Pour faire simple (et c'est dur de faire compliqué avec eux), ce sont des Américains, d'une vingtaine d'années qui font du pop rock. Ils ont le même son que des Panic at the Disco, des Hoobastank, des Busted et j'en passe et des (pas) meilleurs. De la musique à peine recherchée, un jeu de scène pour émoustiller leur public dont la moyenne d'âge avoisine les 14 ans et donc la très grande majorité est féminine. A part ça, ce fût un show très calibré, bien rodé, mais qui tombe dans les lieux communs des différents groupes cités plus haut. En gros, vous n'avez rien manqué.

16:02 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |

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A à peine 22 ans, la jeune louvaniste jouait à domicile. Sanne, de son vrai prénom, s'est faite ovationnée par la foule amassée dans le Marquee ainsi que par les gens qui suivaient le concert sur l'écran géant de l'esplanade. En nous offrant un show dans lequel elle nous montre toute sa sensibilité que l'on ressentait déjà dans ses EP et album, elle s'est quasiment hissé au rang d'héroïne de notre génération et de la foule des festivaliers habitués de Rock Werchter. Sa voix, cristalline et tellement flexible, est digne des plus grandes de la chanson et je lui souhaite tout le meilleur pour sa carrière. Son charme envoûte la foule et sa timidité de plus en plus assumée lui permet de se libérer des peurs de la scène et conquérir les derniers indécis. 

Sur scène, elle était accompagné de 4 musiciens talentueux mais hélas aucun cuivre :( peut être pour la prochaine tournée s'offrira-t-elle les services d'une vrai section cuivre et plus d'une simple boîte à rythmes et d'un clavier MIDI. A bon entendeur ... ;) 

21:39 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

7182-bruno-mars.jpgIl a failli m'avoir ! J'allais assisté à ce concert par simple curiosité mais il avait beaucoup d'ingrédients pour que ca prenne avec moi : une simplicité, une gentillesse, un partage avec le public qui sont la base d'une emphase artiste-public. Bruno arrive à mélanger soul et reggae avec une pop légère et proche de ce que un certain "King of the Pop" faisait (je tiens à préciser tout de suite que je ne le compare absolument pas à Michael Jackson mais on sent clairement chez Bruno Mars une inspiration de MJ). 

Sur scène, il est accompagné d'une section cuivre très rythmée qui ajoutent des sonorités ska et jazz. Si je devais lui trouver d'autres inspirations, je penserais directement aux Blues Brothers car son jeu de scène avec ses musiciens et les chorégraphies qu'ils réalisent sont assez fidèles à ce qu'on a pu voir dans les films sur Jake et Elwood Blues. Je parle ci-dessus de Michael Jackson, Bruno Mars et son band nous ont offert une version de "Dirty Diana" qui, en tant que très grand fan de MJ, m'a filé des frissons. Qu'il ait failli m'avoir ou qu'il m'ait eu, j'irai écouté ce qu'il a fait et je ne le classerai plus dans la catégorie des chanteurs à minettes !

17:55 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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Le tryo gantois des Subs bénéficie déjà d'un énorme capital sympathie à Werchter alors je vous laisse imaginer l'ambiance qu'il y avait quand les musiciens sont arrivés sur scène, l'un vêtu d'une toge blanche, le second d'une toge noire et le 3ème habillé d'un pull et d'un jeans noir d'un côté et blanc de l'autre.

Les musiciens se mettent en place, le "blanc" enfile la sangle de sa keytar, le "noir" celle d'une sorte de boite à rythmes faite maison, couverte d'une trentaine de gros boutons qu'il frappe du poing pour donner les basses du premier morceau.

Le concert est réellement du feu de Dieu, les musiciens, peinturlurés de blanc et de noir sautent dans tous les sens alors que le public fait de même. Le groupe a réellement donné là, un de leurs meilleurs concerts. 

A mi-concert, alors que le "blanc" avait déjà escaladé les échafaudages longeant la scène, on ne pensait pas qu'il puisse faire pire/mieux dans le sens de la participation du public mais il a tout de même décidé de se jeter dans la foule avec une bouteille d'Absolut Vodka bien fraîche. Je tiens à dire que ça faisait du bien de boire un coup pendant un tel show. Par ailleurs, le fait de se faire offrir de l'alcool ou ne fut-ce que quelque chose par un artiste qu'on va voir en concert, ça c'est du pur bonheur et c'est un bon moyen pour un artiste de se faire apprécier.

Les Subs nous ont même -encore- offert une petite surprise de fin ! Alors qu'on ne pouvait rien espérer de plus de leur part, le fameux Party Harders, à qui l'ont doit le fameux duo (avec les Subs) The Pope of Dope, débarque sur scène et, grâce à des câbles, s'envole dans le Marquee et virvolte au dessus de nos têtes en chantant le fameux titre. Les Subs, l'accompagnant depuis la scène, descendent alors dans la fosse et invite une quinzaine de spectateurs à venir danser sur scène alors que l'autre Party Harders, déguisé en "Pope of Dope" genre de St-Nicolas déluré survole toujours le public au risque de perdre sa mitre.

Que dire de plus si ce n'est que ce concert fût réellement un très très très grand moment passé ici à Werchter !

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14:13 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |