dour,aaron,tokyo,ska,paradise,public,enemy,gaetan,rousselPour ce deuxième jour, les festivaliers de Dour se seront réveillés sous un soleil resplendissant, surréalisme à la belge après un jeudi humide et froid. La température venait de grimper pour offrir une superbe journée où l’on allait croiser le retour de Pulp.

Mais avant cela, on entamera ce vendredi dourois en se baladant entre les Two Gallants sympathiques sous la Club Circuit et les énergiques français de Jamaïca sous le Dance Hall, deux concerts qui ne resteront cependant pas dans nos mémoires. On s’offrira une tranche de Syd Matters dans la Petite Maison Dans La Prairie où on les trouvera toujours aussi doués et convaincants, bien que moins adaptés à "l’ambiance festival" que quand ils doivent défendre leurs morceaux en salle. Un chouette moment malgré tout. On profitera ensuite de la plaine et de ses joyeusetés, entre rayons de soleil, Das Pop, bières fraiches et Stupéflip, un joyeux cocktail qui nous rappellera que c’est aussi ça l’ambiance festival; se balader dans les allées, croiser les sourires des autres festivaliers, profiter du soleil et se laisser porter.

On retombera les pieds sur terre avec le show ultra énergique (peut-être trop) des Klaxons qui enverrons du bois dès les premières secondes après une intro Rondo Venizianienne, les anglais enverrons leurs tubes comme si leur vie en dépendait, offrant une jolie liesse au public, même si l’on ne pourra s’empêcher d’avoir un arrière goût dans la bouche tant leur tubes nous semblent déjà un peu passés. La nu-rave fluorescente aura donc déteint en quelques années, ne restent que l’énergie et la rapidité pour faire lever les bras au ciel.

On quittera  les Klaxons un peu avant la fin du show car, ce soir, nous avions rendez-vous avec Jarvis Cocker, sans doute un des rendez-vous les plus attendus du festival tant Pulp fait figure de groupe culte pour tous les gosses des nineties. Le groupe débarque en véritable star et soignera son show visuel tout au long du spectacle. On commencera par un "Do you Remember The First Time ?" et l’on continuera tout au long du concert par une série de tubes, "Babies", "Disco 2000", "Underwear"… Le groupe joue clairement sur la nostalgie et le passé mais le fera à la perfection. Jarvis assure le spectacle en dandy dansant et l’on tient là un véritable show calculé au millimètre, efficace mais manquant parfois un peu d’humanité. Pulp nous quittera sur un "Common People" scandé par un public bouillonnant et ravi d’avoir assisté à l’un des très bons concerts  de la reformation du groupe. Ce vendredi soir à Dour, Pulp était donc très grand !
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Après cela, on assistera à notre deuxième grosse claque du festival grâce à la folie punk des Montréalais de Duchess Says, qui nous offriront un math-rock aux accents punk sympathiques mais surtout un show dantesque orchestré par une chanteuse passant plus de temps dans le public que sur la scène.

On terminera notre nuit avec Rusko sous un chapiteau De Balzaal bondé et un dubstep parfois un peu putassier mais toujours aussi fédérateur, le son de la jeunesse de 2011, sans aucun doute !

20:44 Écrit par Julien Gaspart dans Articles, Dour, En direct, Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

dour,cypress,hill,misteur,valaire,charles,bradley,cotonou,channel,zeroS’il y a bien une chose que je n’aime pas en festival, c’est la pluie. Certains semblent s’en accommoder, mais pour moi, regarder un concert pendant que le ciel me pisse dessus, ça me gâche mon plaisir. J’arrivais donc hier à Dour avec toute la circonspection qu’on imagine. L’Institut Royal de Météorologie nous vouait au calvaire pluviométrique absolu, avec des précipitations de 20 à 30l/m² sur le nord et sur l’ouest du pays. L’ouest du pays doit donc représenter - pour l’IRM - cette étroite bande de terre de même pas 10 km de large qui sépare Dour de la frontière française. Parce que de pluie, il n’en fût question que pendant l’après-midi, et encore, on était très loin des proportions bibliques annoncées.

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Le temps d’aller dégotter un bracelet, de trouver le parking, d’acheter des tickets, et de prendre une petite mousse inaugurale, la journée commence pour moi avec Mister Valaire sur le coup de 17h. Comment définir ces québécois ? Pas facile du tout. Je dirais que c’est de l’électro-pop-rock rafraîchissante… et les joyeux comparses dégagent une grosse énergie sur scène, n’hésitent pas à se lancer dans des petites chorégraphies (dirais-je « à 2 balles » ?), à changer de costumes – sans jamais tomber dans le bon goût – et à haranguer le public. Leur musique est profondément joyeuse, rythmée et ma foi fort agréable pour entamer un festival.
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En route ensuite pour le Dance Hall et Charles Bradley, qui malgré 63 balais bien sonnés, a gardé la grosse patate. Le set oscille entre et la Soul et le rythm&Blues et des accents carrément funky par moment. De sa voix éraillée, puissante et majestueuse, il emmène le chapiteau avec lui et la magie prend. Je suis malheureusement arrivé un poil trop tard pour voir The Budos Band, groupe reformé par Thomas Brenneck, leader des Bullets, avec lequel Bradley avait formé « Charles Bradley & The Bullets ». Ces deux là s’entendent à merveille, si bien qu’après la séparation des Bullets, Bradley & Brenneck ont même retravaillé ensemble, avec la collaboration instrumentale du Menahan Street Band. Je serais tenté de dire que ce sera pour la prochaine fois, mais pas sûr qu’on les reverra de sitôt dans nos contrées. Snif.

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En sortant de là, aucune échappatoire ! On m’a tant vanté le retour de Channel Zero que, alors même que le métal n’est en général vraiment pas ma tasse de thé, je me devais d’aller écouter ce qu’ils proposaient, et de prendre quelques photos de Franky De Smet (rien à voir avec Jean-Philippe Smet…) et de ses acolytes.

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N’étant vraiment pas un amateur de métal, je m’abstiendrai de tout commentaire par rapport au set qu’ils ont livré, mais le public de Dour ne leur à pas réservé un accueil tonitruant. Le groupe s’est pourtant donné à fond, mais les supporters du Che ne semblent pas avoir été particulièrement séduits.

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Deux petites mentions de dernière minute, une sur le message politique fédérateur (passons le « Fuck The Government) de ce groupe multilingue crée à Bruxelles à partir de membres de Sixty- Nine et de Bacteria, et qui réunit francophones (Phil Baheux à la batterie, Tino DeMartino à la basse), néerlandophones (Franky De Smet Van Damme au chant) et anglophones (Mikey Doling, ex Soulfly à la guitare). La deuxième pour Tino De martino, qui a eu la gentillesse de regarder l’objectif, et même de prendre la pose. Ça fait toujours plaisir au photographe.

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Après un zeste d’electro-pop, une pincée de rythm&blues et une grosse louche de heavy metal, il me fallait bien une dosette de musique africaine ! Hop, retour au Dance Hall pour L’orchestre Poly-Rythmo de Cotonou… Et un tel changement, c’est quand même assez bizarre, mais c’est ça qui fait toute la richesse de Dour. Cet éclectisme musical, qui entraîne dans son sillage un total mélange des genres dans le public. Me voici donc à quelques mètres de la scène, encore un peu groggy mais déjà sautillant sur les rythmes africains bien balancés en provenance directe du bénin. Cet orchestre chargé d’histoire, qui fait de la musique depuis plus de 30 ans et légende de la musique africaine. Sur la scène, ça donne une tripotée de papys bon pied bon œil, qui pratique un afrobeat à tendance funk tout à fait agréable à l’oreille. Afrobeat, c’est le terme approprié, mais ça fait tellement new-beat, remix, electro, et que sais-je encore, que ce mot ne me paraît vraiment pas coller à leur musique. Moi je dirais que c’est du Funk-Soul africain… Votre avis ?

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Je continue ma descente vers le calme absolu avec une petite visite au Magic Soundsystem pour voir un petit bout de The Bony King of Nowhere. Malheureusement, des impératifs physiques m’ayant contraint à m’alimenter d’une grasse frite et d’un bout de mexicano infâme dans un pain tout mou et gorgé de sauce (le tout pour la modique somme de 8€40…), j’ai loupé une bonne partie du concert. Mais je suis tout de même arrivé à temps pour voir que les gantois n’avaient pas mis le public dans cet état de calme béatitude que peut provoquer la beauté d’un concert réussi et intime. C’est sûr sous un chapiteau à Dour, c’est pas facile pour un auteur-compositeur folk… Surtout s’il s’exprime en néerlandais entre les chansons.

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C’est ici que je regrette de n’avoir pas pu aller les voir au cirque royal lors des Nuits Botanique (On ne peut pas tout  avoir, et le concert de Great Mountain Fire auquel j’assistais ce soir là en valait largement la peine). On notera, en cette fin de concert un peu triste, une sorte de « rappel surprise »… Ayant quitté la scène sans que le public les retienne, le groupe est malgré tout revenu chanter un dernier morceau. Fort heureusement, cela a quand même provoqué un demi-tour quasi généralisé parmi les spectateurs déjà en train de quitter le chapiteau. À revoir, définitivement, mais pas sous un chapiteau de festival.

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Il fût ensuite temps pour moi d’entamer la préparation à Cypress Hill, en opérant une première sélection parmi les centaines de photos qui s’entassaient déjà sur ma carte mémoire, histoire d’éviter les affres du « Card Full » en plein concert. Tranquillement assis à une table de brasseur, j’étais donc absorbé par ma tâche, lorsque je constatai que les bénévoles étaient en train de préparer l’allumage de la machine à feu. Qu’est-ce qu’on ma rabaché les oreilles avec la machine à feu… Entre les titres d’articles se voulant originaux et les journalistes cherchant désespérément le cinquième synonyme de Dour pour finir leur tartine, pas un ne s’est jamais fendu d’une explication sur cette  fameuse machine à feu. C’est évidemment le blog des festivals qui a enquêté sur le sujet et vous livre des photos exclusives de la bête !

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Bon, pour les plus crédules, je vais quand même démystifier l’affaire… Ce que vous voyez là s’appelle « La roue de feu » et est une sculpture d’Alain De Clerck. Le nom du site de Dour n’a en réalité rien à voir… La machine à feu serait en réalité une obscure construction minière, dont la description se trouverait quelque part dans l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert, mais je m’égare.

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Allez, hop, sur ces joyeuses expérimentations photographiques, en route pour la tête d’affiche de la journée, voire la tête d’affiche de toute l’édition 2011. Faisant fi de cette tradition d’interminables retards des groupes de Hip-Hop (très justement relevée par Martin), Cypress Hill est Right on Time, et c’est tant mieux. La foule de Dour,  habituellement disséminée sur les 7 scènes du site, n’a manifestement pas voulu louper le rendez-vous, et c’est la toute grosse affluence ! Et elle a bien fait, parce que non contents d’arriver à l’heure, les américains ont  manifestement la niake ! Seul petit bémol à un set enlevé et plein de gros tubes qui tâchent : un son parfois un peu défaillant et pas tout à fait assez puissant pour envelopper toute la plaine et l’embarquer dans le mouvement. En même temps, ceux-là ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes, parce qu’il suffisait de se rapprocher et d’aller se blottir au sein du public surchauffé pour profiter de l’énergie communicative du groupe. Je laisse à Flaviano le soin de détailler plus avant ce set, et je vous laisse avec quelques petites photos supplémentaires. A suivre : Un petit billet tout doux, avec des photos de toi, public !

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Photos : Stany Massart

18:17 Écrit par Stany Massart dans Articles, Dour, Festivals | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

dour,jeudi,misteur,valaire,cypress,hill,charles,bradley,bony,king,nowhereDour, c’est parti! On commencera le festival sous un ciel automnal digne d’un mois d’octobre.  Première éclaircie dans cette journée envahie de pluie et de musique, Great Mountain Fire. Le groupe belge sonne comme une parfaite entrée en matière et le public ne s’y est pas trompé puisque le Dance Hall sera rempli alors qu’il est à peine 15h. Les Bruxellois sont de tous les festivals cet été et leur cote de popularité ne cesse de grimper. Leur show sera efficace, sautillant et percussif; nous gratifiant même d’une jolie reprise de Devo.

La suite se fera sur la Last Arena avec la folie douce des Québécois de Misteur Valaire, entre électro foutraque, jazz et hip-hop. Un ovni musical offrant un spectacle décalé au second degré allant même jusqu’à sampler « Que je t’aime » de Johnny. Entre deux averses, on se dirige de nouveau vers le Dance Hall où l’on ne pouvait rater, sous aucun prétexte, Charles Bradley, soulman classieux de 63 ans, débarquant sur scène après 10 minutes instrumentales jouées par son band; excellente façon de faire monter la pression et d’accueillir Monsieur Bradley comme une star. Costar blanc à paillettes, chemise noire, dance funky et voix surnaturelle, digne des plus grands chanteurs de soul, James Brown en première ligne. Cinquante minutes de show qui alterneront danse du bassin, lancé de micro et grand écart funky. L’homme nous offrira une soul attitude parfaite, faite d’histoires d’amour et de ruptures, de déclarations et de bisous au public, une classe et une présence scénique dignes des plus grands. Monsieur Bradley, vous êtes notre premier coup de cœur Dourois!

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Suite à cette superbe prestation, on s’offrira une pause bien méritée avant de revenir le ventre plein et frais comme aux premières heures pour la prestation de Foals dans la Club Circuit Marquee, qui aura, comme on s’y attendait, offert un concert tout bonnement dantesque, alternant ambiance sombre et montées épileptiques. Le groupe nous aura prouvé qu’en live, il tutoie les plus grands de l’indie rock.

Alors que Cypress Hill déroule ses punchlines assassines sur la scène principale, on se dirigera au fond du site dans la Magic Soundsystem où les Français de Tahiti 80 offriront un concert intimiste à une petite centaine de personnes, une classe toute française faite d'une pop sucrée diablement efficace. Un show qui nous donnera le sourire aux lèvres comme celui d’I’m From Barcelona (reporté sur la grande scène après Cypress Hill) qui suivra !

On laissera Laurent Garnier assurer la fin de soirée et on quittera le site vers 3h du matin, après avoir profité de ses montées techno toujours aussi efficaces.

20:46 Écrit par Julien Gaspart dans Articles, Dour, En direct, Festivals | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |

Method Man & Redman à Couleur Café, OFWGKTA (Odd Future Wolf Gang Kill Them All) à Rock Werchter et Wu-Tang Clan aux Ardentes. La cuvée 2011 en matière de concerts hip hop se présente comme un bon millésime. Sachant que Cypress Hill, House of Pain, Ice Cube, Public Enemy sont à l’affiche de Dour, et qu’Eminem est programmé au Pukkelpop le 19 août, le meilleur reste peut-être à venir mes amis.

Bien sûr, une belle brochette de rappeurs ne rime pas forcément avec des concerts de haute facture. J’en ai fait l’amère expérience à plusieurs reprises. Un concert hip hop, c’est tout ou rien. Soit l’artiste est motivé et se défonce pour son public, soit il n’en a rien à foutre et, après un petit détour par la Hollande, il se pointe sur scène dans un état second pour une prestation de 30 minutes. Bon, bien sûr, je grossis le trait, mais c’est pour vous donner une idée.

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Cette année, grâce au Generation Festivals Tour, j’ai la chance d’assister aux plus grands festivals de l’été (et oui, y’a pire comme boulot je sais !). Une excellente opportunité pour me réconcilier avec les concerts hip hop.

Commençons avec le dernier en date, à savoir Wu-Tang Clan aux Ardentes à Liège. Le collectif de Staten Island, véritable icône du rap, a marqué les années 90 avec des albums références comme Enter the Wu-Tang (36 Chambers), Wu-Tang Forever, ou encore The W. Première interrogation : qui de Method Man, RZA, Raekwon, Ghostface, GZA ou autre U-God, aura fait le déplacement jusqu’à la Cité Ardente. Seconde : comme tout groupe de rap qui se respecte, ils vont faire attendre le public, reste à savoir combien de temps. Troisième : dans quel état nos amis vont-ils arriver sur scène, sachant que Maastricht se trouve à seulement 20 minutes.

Ils ont fait le taf !

21h40 à l’Open Air, le public est au rendez-vous. 5, 10, 20, 30 minutes plus tard, le temps de quelques Wu-Tang, Wu-Tang repris en choeur par le public, nos amis débarquent sur scène. Method Man en chef de file, Ghosface Killah, U-God, Masta Killa et Gza, le Wu est presque au complet et je pousse un ‘ouf’ de soulagement, même si j’aurais bien voulu voir Raekwon et RZA, deux valeurs sûres. Le début est chaud avec une bonne ambiance. Le public tente de suivre le rythme malgré le léger chaos qui règne et malgré l'écart de la langue (nos amis ricains ont tendance à oublier que tout le monde ne maitrise pas l'anglais). Les classiques s’enchainent à un rythme élevé : C.R.E.A.M, Triump, Reunited, Wu-Tang Clan Ain'T Nuthing Ta Fuck Wit,… Certains membres du Wu sont en forme à l’image de Method et Ghostface qui se défoncent sur scène.

Wu-Tang Clan : Method Man & Ghostface Killah

Hommage est rendu à ODB avec Shimmy Shimmy Ya et Got Your Money. Ce qui a le don de réveiller la foule, quelque peu endormie suite à de trop longs temps mort entre certains titres.

Au final, nos amis new-yorkais nous ont offert un show d’une heure avec de l’intensité, de l’énergie et un peu de chaos. Bref, ils ont fait le taf comme on dit ! Il aura juste manqué quelque chose pour mettre encore plus le feu.

Wu-Tang Clan - Method Man

 Odd Future, nouveau Big bang rap

Autre concert hip hop auquel j’ai pu assister, le concert du groupe OFWGKTA (pour Odd Future Golf Wang Kill Them All) à Werchter le 30 juin. Considéré comme le digne successeur du Wu-Tang Clan, Odd Future nous vient tout droit de la banlieue paumée de Los Angeles et se compose de 10 rappeurs, la plupart pas encore majeurs. Leur délire, c’est la provoc’ à tout-va, des beats bien lourds, des flows blasés et lents, avec un message volontairement violent. Adorés des ado, haïs par les parents, ils sont aussi drôles, créatifs, innovants, ultra-indépendants et ont déjà mis en ligne gratuitement une douzaine d’albums auto-produits sans compter leurs nombreuses vidéos qui innondent le net.

Nos amis californiens avaient la lourde tâche d’ouvrir cette 37ème édition de Rock Werchter. La tradition est respectée, ils se font attendre un bon quart d’heure malgré un set de 50 minutes. Pour nous faire attendre, leur DJ'ette (Syd Tha Kyd), une jeune fille qui a l’air d’avoir 13 ans, balance des sons. Les voilà qu’ils débarquent enfin : 5 MC’s et une DJ, le dispositif est plutôt cheap. La scène semble trop grande pour eux mais qu’importe. Hodgy Beats est le plus actif sur scène, il balance ses rimes avec punch dans un imper digne du lieutenant Columbo.

Tylor The Creator

Quelques minutes plus tard, Tyler The Creator, le leader du crew, fait son entrée….en chaise roulante avec un plâtre et une jolie cagoule rose lignée sur le visage. Mis à part quelques bras levés et de jeunes fans du groupe surexcités, le public reste sceptique. On sent une sorte d’incompréhension. L’ambiance ne décolle pas vraiment malgré la débauche d’énergie et les Kill people, Burn Shit, Fuck The Police ! Le groupe californien se paye même le luxe de quitter la scène 10 minutes avant la fin.

Leur prestation en elle-même n’était pas mauvaise mais était-il judicieux de programmer OFWGKTA sur la Main Stage en ouverture. Vu la réaction du public, aucun doute, NON. La plaine de Werchter était clairement trop vaste pour ce jeune groupe. Sur la Marquee, l’ambiance aurait été différente. À revoir donc !

Explosion & sabotage à Couleur Café

Le 1er concert hip hop de cette longue série s'est déroulé le vendredi 24 juin à Couleur Café avec deux légendes : Method Man & Redman. Après une assiette bien garnie gracieusement offerte par mon ami/traiteur Kamilou, un mojito et l'excellent concert de Janelle Monae, me voilà prêt à subir la fougue de nos deux ricains.

La tente Univers est pleine à craquer. Les gens se frottent, se bousculent, crient, et commencent à bouger sur les sons que nous balancent le dj qui connait ses classiques : de Mobb Deep à Tupac, en passant par Lost Boys et Cypress Hill, à mesure que les tubes s’enchainent, la température augmente. 10, 20, 30 minutes, nos deux amis se font attendre (la tradition je vous dis !). Ils sont peut-être coincés dans un Coffee-shop au pays du Gouda. Ça ne serait pas la première fois.

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Finalement, ils débarquent sur scène, en furie, capuchon collée au crâne pour Redman, training old school rouge pour Method. Le public est chaud, bouillant même. Wassup Brussels, la communion avec les festivaliers se passe à merveille. Ils veulent des Yeaaaahh et Héhoooo, le public belge leur en donne à foison. Les deux artistes sont visiblement surpris de cet accueil. Sur scène, ils s’éclatent, ça se voit, Redman dandine comme un fou, Method fait des allers-retours vers les spectateurs. Nos deux ricains sont aux anges.

Côté musique, on plonge dans les années 90, avec des titres du Wu-Tang (dont fait partie Method) et les meilleurs morceaux de notre duo magique. Le choix est vaste et de qualité : On a aussi droit à un duel de dj’s qui verra un des deux mixer avec ses pieds ! La fin est à l’image du show, explosif ! En interprétant Blackout et Da Rockwilder, le public devient dingue !

Loin d'être rassasié, la foule en redemande. Mais visiblement les organisateurs ne l’entendent pas de cette oreille. Alors que Method et Redman sont sur le point de revenir, le son des baffles baisse soudainement. S’ensuit un étrange manège durant lequel les dj’s et les rappeurs se regardent, puis ils décident de tout stopper. Apparement, ils ne peuvent plus continuer. Sabotage ? On dirait bien, même si les 30 minutes de retard ont sans doute joué un rôle. Mais bon, pour remercier le public, Method Man saute dans la foule et se laisse porter par des spectateurs. S’ensuit une grosse salve d’applaudissements. Tout simplement mémorable !


15:22 Écrit par Martin Rotsaert dans Articles, Couleur Café, Festivals, Les Ardentes, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |

 

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Is tropical, vous connaissez? 3 jeunes anglais masqués par un foulard qui ressemble drôlement à la barbe du.. père fouettard (Simon Milner, qui joue très bien de la basse) ou le voile de la Madone (Gary Barber) c'est selon. J'ai du mal avec les clichés: la mèche rebelle, la chemise bucheron, et le foulard, signe distinctif certes mais utile, non. Les 3 anglais de Bournemouth sont signés par le label Kitsuné, excusé du peu, alors je prête l'oreille et certes les débuts de morceaux a cappella sont plutôt entraînants mais excepté la batterie, je n'ai pas ressenti l'énergie des KLAXONS auxquels on les compare (Dom Apa se déchaînant et qui me fait furieusement penser au clip "view from the afternoon" d'Artic Monkeys). On les compare aux Klaxons, peut-être parce qu'ils ont fait leur première partie, mais c'est une musique bien plus noire "When o when" ou l'EP "South Pacific" à écouter, par curiosité. 

DSCN0465.JPGDSCN0470.JPGDSCN0474.JPGphotos: crédit personnel.

La belle surprise des Ardentes, c'est certainement Cocoon, le groupe français plutôt doux à la radio se révèle doué pour réveiller la scène. Ils savent animer le public, le faire participer et les reprises d'"Hey ya" d'Outkast et "American Boy" d'Estelle n'ont fait qu'amplifier l'entrain du public. C'est ce que je préfère, un groupe qui arrive à mettre le feu et à communiquer toute son énergie, même si les morceaux de Cocoon sont plutôt à classer dans les ballades pop rock voire folk pour certaines musiques "On my way" "Oh my god" "Comets". Mon coup de coeur pour cette première journée des Ardentes. 

Le passage de These New Puritans aux Ardentes est tout à fait approprié pour cette journée, le groupe anglais qui se veut porteur d'une pop engagée n'a pas failli, et c'est une pop très sérieuse qui a envahi le HF6.

Photo: Etienne
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Ensuite 2 grosses têtes d'affiche: Selah Sue et Ayo. Deux grandes artistes qui sont sincères et entières. Tous leurs tubes sur scène, un medley pour terminer le concert de Selah Sue et le dernier album "Billie Eve" d'Ayo. Deux pures merveilles à écouter en live, je ne vais pas m'éterniser, vous devez les voir en live, ça vaut le détours. 

Je vous laisse avec une petite vidéo d'AYO, mon coup de coeur depuis plusieurs années.

vidéo lesoir.be

 

23:53 Écrit par Aurélie Vothi dans Articles, Festivals, Les Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

 

ardentes,liege,ayo,selah,sue,snoop,dog,limp,bizkit,ozark,henry,katerine,wu-tang-clanBon, j’écrivais hier avoir sagement attendu dans l’Open Air que l’énergie électrisante de Triggerfinger me titille les tympans, mais ce n’était évidemment qu’un doux euphémisme. Une semaine à peine après leur concert à Werchter dont le blog des festivals parlait ici, Ruben Block et ses compères Mario Goossens (batterie) et Paul Van Bruystegem  ont encore envoyé du gros son sur la plaine des Ardentes. Il faut dire que l’énergie et la présence scénique de cette bande d’anversois est aussi énorme que communicative. Malgré certaines distos pas très bien maîtrisées (beaucoup trop fortes ?) en fin de set, le public liégeois est conquis. On notera au passage le message du groupe au public en français et en néerlandais : On est jamais que des Européens !

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Quelque peu refroidi par les premières expériences de la journée au HF6, je décide que je n’y retournerai que pour Stromae… et il me reste donc une petite heure pour partir à la chasse à la petite photo sympa avant d’affronter le fils du mythe, le rejeton de la légende, la descendance divine : Ziggy Marley. Sauf qu’entre-temps, j’ai eu une chouette idée d’expérimentation, que je décide de mettre en pratique : et si j’utilisais le pied de mon appareil photo comme une perche pour prendre des photos depuis super haut ? Ni une ni deux : pied, télécommande (oui, garder son doigt sur le déclencheur à 3m de haut n’est pas évident), et en avant pour le shooting. Le tout sur fond d’un reggae dynamique, se rapprochant parfois à la limite du ska, écouté d’une oreille charmée mais quelque peu distraite.

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Et puis il faut bien, à un moment ou à un autre, se décider à coucher toutes ces impressions et ces moments de musique sur la toile… J’ai donc été m’isoler quelques dizaines de minutes pour vous conter mes impressions de ce début de journée (voir le billet précédent), tout en faisant une croix sur Cocoon et sur une bonne partie de Selah Sue, dont je ne vous ramène donc que des photos, et le témoignage d’un public survolté, qui avec force cris et encouragement, est parvenu à faire revenir l’artiste louvaniste sur scène pour un dernier « ragga-medley » de clôture. Je laisserai donc à Aurélie le soin d’apporter son regard plus expert sur le fond.

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Restait donc Stromae et Ayo à voir (on avait fait une croix sur Kelis d’entrée de jeu… Il y en a qui bossent le vendredi, et quitter Liège à 2h30 du matin pour refaire la route vers Bruxelles aurait sérieusement multiplié les risques de piquer un roupillon en plein milieu de la E40, ce qui reste tout de même relativement dangereux. Et en parlant de Stromae, que je voyais en concert, ce fut une très agréable surprise. Tout d’abord, une fois le HF6 comble (et archicomble…), le son ne posait plus le moindre problème, et la foule était d’emblée acquise à la cause du maestro.

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En début de concert, sur Peace or Violence, la batterie de mon appareil photo passe l’arme à gauche après s’être furieusement battue pendant toute la journée. Et comme tout photographe amateur qui se respecte, je n’ai pas 5 batteries de rechange à ma ceinture. C’en donc est fini pour ce soir. Voyons le positif, ça me laisse également l’esprit totalement libre pour apprécier la performance de Stromae, sa présence scénique et le contact qu’il parvient à établir avec son public bouillonnant. Les morceaux s’enchaînent, de Je Cours à Dodo en passant par House’llelujah, et on frise l’apoplexie sur la leçon n°8. Après les synthés et une première percu de Alors On Danse, le public est bouillant, et ce petit professeur sadique au nœud papillon laisse savamment retomber l’excitation avant d’en rajouter une brouette avec le sax. Et quand ça s’arrête plus… ça s’arrête encore. Puis ça repart et ça décolle, jusqu’à la lie ! Chaleur, fusion, incandescence : le Haut Fourneau 6 méritait bien son nom ce jeudi soir !

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C’est alors que l’esprit d’Arno, qui s’était déjà manifesté plus tôt dans la journée, revint planer sur les bords de Meuse. Après une brève introduction en français et en néerlandais, Stromae entame un Putain Putain tuné comme une Seat Ibiza, mais qui nous rappelle à tous une nouvelle fois que, putain, putain, c’est vachement bien, nous sommes quand même tous des européens. J’apprendrai sur la route du retour que les nationalistes flamands ont plongé en ce jeudi 7 juillet le pays dans une incertitude politique encore un peu plus profonde, si cela était encore possible. De House’llelujah à Putain, Putain, le message fait du bien aux oreilles de ceux qui pensent que la vie ne devrait pas connaître les frontières et que la pensée unique peut bien aller se faire foutre. La Belgique crève, mais les belges sont toujours (un peu) là, et les groupes néerlandophones autant que les adresses au public dans la langue de Vondel sont toujours admises à Liège comme ailleurs. Comme un écho au titre d’un certain album du Liégeois Pierre Kroll  : Alors on Danse ?

17:11 Écrit par Stany Massart dans Articles, En direct, Les Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

ardentes,liege,ayo,selah,sue,snoop,dog,limp,bizkit,ozark,henry,katerine,wu-tang-clanIl est 13h et le soleil réchauffe Bruxelles quand nous embarquons pour une nouvelle Orgie musicale : Les Ardentes, c'est parti ! En ce premier jour de festival, l'équipe est composée d'Aurélie, qui enchaîne après Couleur Café (et avant Esperanzah!). En arrivant à Liège, on se dit qu'ils auraient mieux fait de faire ça dans la capitale, car les nuages sont quelque peu menaçants, et on se dit qu'on va peut-être bien se prendre une bonne grosse averse sur la tronche avant la fin de l'après-midi. Mais qu'à cela ne tienne, il en faut beaucoup plus pour décourager l'équipe du blog des festivals ! Témoignant d'un manque total de considération pour les artistes programmés dès potron minet, nous arrivons tranquillement pour le concert de Braids peu avant 15h, et on se dit que les pauvres Fusty Delights et Sinus Georges ont vraiment du jouer pour leur ingé son. Le liégeois n'est pas particulièrement matinal, et le HF6 à moitié... euuh, non, au 29/32ième vide est un peu tristounet en ce début de festival. Je ne suis peut-être pas encore dans l'ambiance, et mes oreilles se remettent à peine des décibels de Werchter, mais le son me paraît incroyablement fort. Je n'ai pas encore eu droit à mes traditionnels bouchons d'oreilles, et ça frappe dur sur les tympans.

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La musique de Braids est pourtant assez mélodieuse.Comme c'est souvent (toujours ?) le cas aux premières lueurs de l'aube, on rencontre des groupes inconnus au bataillon, et c'est valable pour moi et BRAIDS. Hop, un petit tour sur Wikipedia m'apprend qu'ils viennent du Canada,qu'ils sont basés à Montréal, mais viennent de l'Alberta. Déception, je suis donc de la revue pour ce qui est du savoureux accent d'outre atlantique. Ceux-là ne pètent pas un mot de Français, si ce n'est un "Nouws zommes BRAIDS". On salue l'effort ! Question musique, la définition n'en aidera que très peu d'entre vous : Art Rock - Experimental Rock - Shoegaze (??) - Post Rock. Il s'agit en effet de rock, de facture assez correcte, et soutenu par la voix cristalline de Raphaelle Standell-Preston. Malgré une très belle voix, l'abus (sévère par moments...) de reverb gâche quelque peu une pureté et un naturel que l'on sent pourtant tout prêt à éclore.

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Attention, cet avis vaut ce qu'il vaut - c'est à dire pas grand chose, et il faudrait vraiment les voir dans un environnement acoustique un peu plus "normal" pour pouvoir juger de leur performance réel. Dans cette tente-chapiteau vide au sol bétonné, avec le volume au max et sans bouchons d'oreilles, je pense qu'on aurait pu traiter Mika d'anarcho-punk au son beaucoup trop trash !

Ce que j'aime bien aux Ardentes (outre l'atmosphère nettement plus "intimiste" que ce qu'on peut trouver à Werchter ou à Pukkelpop par exemple, c'est qu'à quelques minutes près (nécessaires à se transporter du HF6 à l'Open Air), on peut voir chaque concert en entier. Peu avant la fin de la performance de Braids, en route donc pour notre premier concert à l'Open Air avec Lily Wood & The Prick.

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J'avais eu le plaisir de faire sa connaissance à l'occasion des Nuits Botaniques en mai où elle officiait en (seconde) première partie de Yodelice, mais son set m'avait laissé un goût de trop peu et de trop sage dans un Cirque Royal attendant avec impatience monsieur Nucci. Et ce coup-ci, je n'ai pas été déçu ! Dans le calme de ce début d'après-midi, les petits frenchies ont su prendre le public par la main et les emmener sur la route de l'excitation et du plaisir musical. De quoi entrer du bon pied dans ces Ardentes 2011 !

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Revitalisés par cette bonne dose de fraîcheur pop-rock, nous nous empressons de ne pas aller découvrir Connan Mockasin, qui s'est fait lâchement remplacer par Pale Grey. Tiens tiens, le monde est petit... Ces liégeois-là étaient juste avant Lilly Wood and The Prick aux Nuits Bota, et je vais pouvoir les rater une deuxième fois en autant de mois, pour leur préférer une grosse demie-heure de papote et de détente sous le soleil entre-temps revenu nous inonder de ses rayons.

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Parce qu'un festival, c'est aussi ces moments de plaisir relax, à savourer une petite mousse, lascicvement vautrés devant le soundcheck de l'artiste suivant. Sur les bords de Meuse se jeudi, l'ambiance est aux tongues et aux cervoises bien fraîaches, et nous délaisserons donc assez facilement le désir d'exhaustivité qui avait pu nous animer au départ !

Bon, en même temps, on a pas attendu trois heure non plus. À 17h pétantes, Herman Dune fait son entrée sur scène. C'est pour moi à nouveau une découverte, et une plutôt très bonne, pour le coup ! Étalant un rock tranquille et quelque peu nonchalant tout à fait adapté aux circonstances. Sans artifices, originale et authentique, la musique de Herman Dune m'a bien bien emballé. Comme quoi, le monde appartient à ceux qui se lèvent avant le coucher du soleil !

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Emportés dans un bel élan de candeur, nous nous pressons donc ensuite pour ne pas rater les débuts de Is Tropical. Décidémment, le son du HF6 ne me convient pas du tout. Même généreusement pourvu par de jolies bénévoles de bouchons d'oreille tout neufs, j'entre à peine sous le chapiteau que je me sens déjà totalement agressé.

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Bon... 3 minutes, 12 secondes et 15 photos plus tard, je ressors en courant pour aller attendre que l'énergie électrisante de Triggerfinger me titille les tympans. Mais là, j'ai plus le temps d'écrire... Selah Sue est déjà sur scène et je suis en train de louper ça. La suite et les photos [EDIT : ça, c'est fait...] dès que je peux !

22:10 Écrit par Stany Massart dans Articles, En direct, Festivals, Les Ardentes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

ardentes,liege,ayo,selah,sue,snoop,dog,limp,bizkit,ozark,henry,katerine,wu-tang-clanGraspop, Couleur Café, Werchter... j'ai l'impression d'avoir à peine entamé la saison des festivals, et pourtant trois grosses pointures sont déjà derrière nous. Mais c'est tout de même encore loin d'être fini, et la Wallonie se réveille ! Ces deux prochaines semaines, c'est au tour de Liège et de Dour de faire péter les watts. Ayo, Selah Sue, Stromae, Ziggy Marley, Triggerfinger et Kelis, The Human League, Cocoon, These New Puritans, Herman Dune, Lily Wood & The Prick, Connant Mockasin, Is Tropical, Braids, Fusty Delights et Sinus Georges ouvriront les hostilités jeudi dans la cité ardente, et ça s'annonce grandiose. Seule ombre au tableau, la météo s'annonce quelque peu capricieuse. Voyons le positif, on aura normalement pas droit à cette petite pluie constante et obsédante à même de saper le moral du festivalier le plus endurci. Et ce ne sont pas quelques averses localisées qui éteindront le feu ! Aurélie sera vos yeux et vos oreilles sur les Ardentes pendant ces 4 journées d'orgie musicale et vous ramènera sigrma_200_500.jpgphotos, critiques et impressions tout au long du festival.
Quant à moi, j'espère pouvoir sortir l'artillerie lourde côté photo dès ce jeudi, et vous ramener des clichés croustillants de l'atmosphère des bords de Meuse. Bon, j'irai peut-être pas jusqu'à la grosse Berta pour vous faire voir les cils de Selah Sue, mais bien de vous faire vivre l'évènement au plus près ! À demain pour la suite de nos aventures sur la plaine des Ardentes !

11:12 Écrit par Stany Massart dans Articles, Festivals, Les Ardentes | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook |

tumblr_llgi46fGOH1qgsaea.jpgLe groupe de Mike Ness, avec ses plus de 30 ans de carrière, est habitué des grandes scènes comme celle de Rock Werchter. Si ça ne tenait qu'à moi, je les aurais fait jouer vers 20h ! Mais voilà, il est 14h20 et le groupe monte sur scène. Un set malgré tout en demi-teinte pour moi car je m'attendais à un show plus punchy, plus rageur, plus punk en soi. Ajouté au fait que la voix de Ness n'était pas suffisamment audible, le show aurait pu être mieux monté. Evidemment cela n'enlève rien au talent des musiciens qui, ont malgré tout, clairement assuré.

16:31 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

all_time_low_2.jpgAutant le dire tout de suite, si j'ai été voir All Time Low, c'était pour avoir une place de choix pour Social Distortion. Pour faire simple (et c'est dur de faire compliqué avec eux), ce sont des Américains, d'une vingtaine d'années qui font du pop rock. Ils ont le même son que des Panic at the Disco, des Hoobastank, des Busted et j'en passe et des (pas) meilleurs. De la musique à peine recherchée, un jeu de scène pour émoustiller leur public dont la moyenne d'âge avoisine les 14 ans et donc la très grande majorité est féminine. A part ça, ce fût un show très calibré, bien rodé, mais qui tombe dans les lieux communs des différents groupes cités plus haut. En gros, vous n'avez rien manqué.

16:02 Écrit par Gregg Leleux dans Articles, En direct, Festivals, Rock Werchter | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |