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Couleur Café en images

couleur,café,bruxelles,irma,seal,calle,ojos,brujoPar un beau dimanche ensoleillé, je suis allé me mêler à la foule de Couleur Café pour assister aux concerts d'Irma, de Calle 13, de Seal et de Ojos de Brujo. Quatre concerts et quatre univers totalement différents. La performance d'Irma aux Nuits Botanique, en première partie de Katerien en mai m'avait laissé un intense goût de trop peu et c'était donc avec impatience que j'allais à nouveau m'en délecter les oreilles. Cette fois accompagnée de musiciens (elle était seule sur scène au bota), la révélation franco-camerounaise a une fois de plus révélé son talent, imprimé dans un mélange subtil de douceur et d'énergie. Rythmique, soul, parfois endiablée mais jamais violente, sa performance valait réellement le détour, même si je reste persuadé que c'est une artiste à voir dans des ambiances un peu plus intimes (mais pas trop). Face à une prestation solo, l'ajout d'une batterie et d'une basse est un réel plus et donne un petit supplément de pêche bienvenu sur un évènement comme Couleur Café !

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Les papilles auditives toutes émoustillées, direction la grande scène pour assister au concert de Seal... Aucun repère auquel se raccrocher en la matière et juste le plaisir à une partie d'un concert qui m'évoque des mots comme "gentil", "propre", presque "léché". Le fait est que Seal ne m'a pas pris aux tripes, ne m'a pas transporté,... On ne peut pas décoller à chaque fois ! Ceci étant, le public était en même temps très nombreux et assez réceptif, gageons donc que, pour les amateurs, la performance était largement à la hauteur. Pour moi, il fût très vite temps de quitter la grande scène pour vite vite courir sur le chapiteau Univers avant le début de Calle 13. Peine perdue, j'avais oublié que l'horaire latino est en léger décalage avec celui en vigueur sous latitudes... On en sera pour un bon quart d'heure d'attente. Pas de quoi entamer l'enthousiasme du public, qui réserve une véritable et vibrante ovation au groupe à son entrée sur scène

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À raison d'ailleurs, parce que Calle 13, c'est du lourd ! Entre funk, salsa et rythme latinos divers dont les noms m'échappent, ça balance du gros hip hop dont malheureusement, les paroles m'échappent souvent (malgré un niveau tout à fait honorable, voire avancé en espagnol). Ca ne s'appelle pas Calle 13 pour rien, et le "callejero" de Puerto-Rico ne se donne pas à qui veut. Entre les lignes, on comprend pourtant de quoi il s'agit. Le refrain de "La Bala" résume assez bien le message : "Hay poco dinero, pero hay muchas balas" (Il y a peu d'argent, mais il y a beaucoup de balles). Calle 13 ne vient pas professer la paix et dire que la vie est belle. Ils viennent cracher la misère et dénoncer les drames qui se jouent dans les quartiers d'Amérique Latine. Un grand moment de rage musicale contrôlée et mélodique, libérateur.

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Une petite pause était bien nécessaire après Calle 13, histoire de ce mettre en conditions pour l'autre concert que je ne voulais absolument pas rater (le premier était Sergent Garcia le samedi) : Ojos de Brujo. Après les avoir lamentablement loupés l'année passé à esperanzah, il était bien clair que le repos et le silence attendraient encore un bout de temps !

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Comme toujours avec Ojos de Brujo, ce n'est pas de la qualité musicale dont on peut être déçu. Tous ces musiciens savent de quoi ils parlent, et ils nous l'ont d'ailleurs démontré au travers de morceaux solo impressionnants. Mention spéciale à Javi Martin, qui nous a régalé d'un pur moment de Bass Tapping... Merci !
Non, ce qui m'a déçu dans la prestation d'Ojos de Brujo, c'est la sensation d'un groupe qui, au fil des métissage, a quelque peu perdu la voie. Dans ma tête, Ojos de Brujo, c'est du flamenco-fusion. C'est à dire un groupe qui puise de tous côtés des influences et des inspirations (en particulier du côté du hip-hop), et qui les appliquent à leur musique racine : le flamenco. Entre Funk, rock, drum&bass, pop, salsa et que sais-je encore - ah oui... flamenco - j'ai eu l'impression de ne pas reconnaître la marque de fabrique du groupe. Avec un regard dénué d'attentes, j'aurais pourtant sans doute pu prendre beaucoup de plaisir dans le set livré dimanche, et dans lequel on retrouvait malgré tout l'énergie phénoménale phénoménale que le groupe a toujours dégagé.

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Quelques fans ont en tous cas vécu un pur moment de bonheur, lorsque Marina Abad est carrément descendue de scène pour venir les chercher et les convier à danser avec elle ! Pour moi, le festival se terminait sur le coup d'1h30 du matin (conséquence du retard de Calle 13), sur une demi-déception, mais avec plein de bons souvenir et l'énorme envie d'y retourner l'année prochaine ! Quelques images pour la route, et à la prochaine (j'entends d'ici les gros sabots de Werchter faire trembler la rédac...)

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Photos : Stany Massart

13:49 Écrit par Stany Massart | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

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